Note synthétique sur la recherche syndicale et interdiction du système du check off au Burundi

Keywords : Structural Transformation For Africa’s Development Burundi

La COSYBU a mis en place une équipe de recherche de 6 personnes à partir du mois de mai 2010.

Cependant faute de moyens financiers, l’équipe n’a pas encore fait beaucoup de chose à part cette proposition de recherche annexée à la présente.

Les contraintes auxquelles nous faisons face, c’est que les salaires des travailleurs sont très maigres et partant les cotisations en dépendent. Comme le mal ne vient jamais seul, la Fonction Publique en violation de la convention 135 de l’OIT a refusé les retenues des cotisations syndicales à la source (système check off) juste après la grève des enseignants qui a duré au moins 3 mois l’année dernière.

Note synthétique sur l’action syndicale de la COSYBU dans le domaine de la politique économique et sociale

1. L’aspect organisationnel et institutionnel de la recherche syndicale

La COSYBU a mis en place une équipe de recherche de 6 personnes à partir du mois de mai 2010.
Cependant faute de moyens financiers, l’équipe n’a pas encore fait beaucoup de chose à part cette proposition de recherche annexée à la présente.
Les contraintes auxquelles nous faisons face, c’est que les salaires des travailleurs sont très maigres et partant les cotisations en dépendent. Comme le mal ne vient jamais seul, la Fonction Publique en violation de la convention 135 de l’OIT a refusé les retenues des cotisations syndicales à la source (système check off) juste après la grève des enseignants qui a duré au moins 3 mois l’année dernière.

A part que les cotisations syndicales étaient tellement maigres voire insuffisantes ; maintenant la COSYBU arrive à payer le loyer très difficilement d’où l’appui institutionnel de la CSI-Afrique envers la COSYBU n’est plus une nécessité mais un devoir. A titre d’exemple au Burundi le S.M.I.G est de 160 Fbu/jour = 0.130 $/jour. Comme approches de solution la CSI-Afrique devrait accorder d’une part un appui institutionnel à la recherche syndicale et d’autre part aider la COSYBU à faire pression sur le gouvernement Burundais afin de faciliter les retenues syndicales via le système check off. Quant aux relations avec le monde académique et autres institutions de la société civile, elles existent mais ne sont pas développées toujours à cause des contraintes financières.

2. L’analyse de la participation au dialogue national en matière de politique économique et sociale

Au Burundi, les travailleurs ne sont pas associés aux discussions relatives aux problèmes identifiés. A titre d’exemple, le gouvernement vient de rehausser au moins cinq fois le prix du carburant en moins d’une année ainsi que le prix de l’eau et de l’électricité dans les proportions exagérées et sans concertation même avec la COSYBU et les autres organisations de la société civile. Mais après la conjugaison des efforts de la société civile et des syndicats, la mesure vient d’être suspendue provisoirement. Même le Pacte Mondiale n’est pas vulgarisé malgré qu’il y ait eu une séance de sensibilisation l’année précédente où les représentants des partenaires sociaux étaient invités.

Dans le cadre de la CSLP deuxième génération, les problèmes relatifs au chômage et à l’emploi ont été pris en compte. Le problème est que le budget du Burundi dépend à plus de 52% de l’extérieur (appuis budgétaires). Dans le cadre des consultations de la CSLP, on a demandé la mise en place d’un fonds pour l’entreprenariat. Ce fonds viserait à donner des crédits aux jeunes en quête d’emploi d’abord pour obtenir l’expérience exigée pour avoir un premier emploi mais en plus pour diminuer le taux de chômage et participer au développement du pays. Contrairement à la première génération CSLP où l’axe emploi avait été oublié. Cette fois – ci elle a été prise en compte même si les deux ministères ayant la jeunesse et le travail dans leurs attributions voulaient s’approprier le problème de l’emploi chacun à part au lieu de le prendre comme un problème transversal.

Quand aux OMD, le gouvernement burundais a mis en avant deux objectifs à savoir l’éducation et la santé.

Depuis 2006, Son Excellence Monsieur le Président de la République a décrété la gratuité pour la scolarité au niveau du primaire et la gratuité des soins de santé pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. cela a été rendu possible par les initiatives PPTE.

3. La formulation de stratégies pour l’amélioration de la participation au dialogue social national en matière de politique économique et sociale

La proposition d’actions pour une plus grande efficacité des équipes et/ ou groupe de recherche est de doter les confédérations syndicales qui n’ont pas de moyens, de ressources financières c’est-à-dire des appuis institutionnels pour ne fût ce que commencer les premiers travaux de recherche.

Quant aux propositions d’actions pour l’amélioration de la participation au dialogue social, les besoins et les priorités sont nombreux. Il s’agit, entre autres, de la compréhension et de la maitrise de l’état d’exécution des OMD, l’état de chômage, la création d’emploi décent, la faisabilité de la mise en place du Pacte Mondial pour l’emploi, comment opérer l’harmonisation des salaires entre les administrations publiques et la Fonction Publique et d’autres structures spéciales. L’amélioration de la productivité, l’utilisation du budget et des appuis budgétaires.

Quant aux axes d’action de recherche notre équipe de recherche prévoit de procéder d’abord à la formulation des objectifs et des hypothèses et à l’adoption d’une méthodologie et de la problématique. Ensuite l’équipe va expérimenter les autres modes de recherche à savoir l’analyse des résultats et la vérification des hypothèses.

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